Mobo Awards, ici avec Mandy Moore au Japon

Mobo Awards, ici avec Mandy Moore au Japon
Quand Pharrell Williams se retire au dernier moment, Naomi Campbell le suit aussitôt. En effet, la moitié de l'hémisphère N*E*R*D devait présenter en compagnie du top model, le 30 septembre prochain, la 1ère cérémonie des MOBO Awards (MOBO veut dire Music Of Black Origins..." la plupart des nominés sont américains) émergeant de la musique noire. C'est donc Mos Def, basé à Londres en ce moment qui le remplace au pied levé.

Les raisons pour lesquelles Pharrell ne voudrait pas s'exécuter diffèrent selon les médias. Dans l'impossibilité apparente de trouver une remplaçante, l'organisation croise les doigts pour que la cérémonie, qui se tiendra au prestigieux et historique Royal Albert Hall, ne capote pas.

De mal en pis, les pontes nominés, à savoir Kanye West, Mike Skinner, Dizzee Rascal, Beyonce, Usher, Outkast, Alicia Keys, Jay-Z, Christina Milian ou encore Beverley Knight ont également déclaré forfait. Tout le monde rouspette, l'organisation craque.

# Posté le mercredi 20 juillet 2005 12:30

Modifié le mardi 26 juillet 2005 13:50

Les Neptunes

Les Neptunes
!






Les Neptunes ont produit au début de L'année 2003 de nombreux titres de la B.O de la dernière production de Luc Besson, Taxi 3. Selon les rumeurs, ils auraient touché entre 77000 ¤ et 152000 ¤ par chanson... Dont le single "Wheres yours at" de Pharrell et Rohff.

# Posté le mercredi 20 juillet 2005 13:14

Modifié le jeudi 31 mai 2007 14:16

The Neptunes

The Neptunes
"Après la musique, on donne notre avis sur le marketing, l'artwork, les vidéos."

Virginia Beach, petite station balnéaire de la côte Est des Etats-Unis, est devenue la capitale du son gras depuis quelques mois: y habitent Teddy Riley, Timbaland et les Neptunes, soit ce qui ce fait de mieux et ce qui vend le plus en hip-hop/RnB. Découvert par Riley alors que sa carrière battait de l'aile, le duo va s'affirmer pleinement dans le rap festif d'envergure. Suite à deux titres calibrés underground (The Clipse “The Funeral” et Noreaga “Superthugs”), ils font un hold-up fulgurant dans la cour des grands. Pharrell Williams et Chad Hugo, vingtenaires, sont le team de production le plus prisé: dans le désordre, Jay Z , Ol'Dirty Bastard, Britney Spears, Nelly, Busta Rhymes, The Clipse, ou leur protégée Kelis, et nombre de groupes souterrains ont posé sur leurs bandes-son démoniaques. Fait exceptionnel, on leur a même proposé de réaliser leur propre LP. Ce qu'ils se sont empressés de faire avec le projet N.E.R.D.,“In Search Of...”, et sa fusion ample de rock, soul, hip-hop aux frontières du paranormal. Après la ressortie de l'album en version acoustique (qui présente peu d'intérêt), et alors que tout le monde les connaît en France après une année de propagande, Wsound vous propose de les découvrir, avec cette interview réalisée l'année dernière (avant Britney), mais toujours d'actualité, vu le retard - bien français - à l'allumage. L'interview se terminera avec une tirade décousue et humaniste de Pharrell —qui porte par ailleurs une Rolex de un million de dollars— et qui fera une coupe pour appeler son homie Noreaga, comme ça. Nerd (Intello), mais imprévisible.

Vous êtes des producteurs mainstream aujourd'hui, et pourtant vous conservez un grain original. N'est-ce pas paradoxal?
Je ne pense pas. Les gens nous demandent de faire notre truc, balancer des beats qui fonctionnent. Si c'est original, le public va le retenir, parce que ça change du reste. Mais en fait, notre rôle va parfois plus loin que ça. On donne notre avis sur le marketing, l'artwork, les vidéos. Après les artistes suivent ou pas nos conseils.

Avez-vous le sentiment d'être devenus incontournables?
Non, loin de là. Il y a plein de gars qui déchirent! Ça te pousse à te renouveler.

Justement, vous avez une empreinte personnalisée, une signature. Mais du coup beaucoup de prods ont des similarités fortes, notamment la caisse claire.
On veut imprimer notre marque de fabrique. Si tu me dis ça, c'est qu'on a réussi.

Quelle est la machine dont vous ne vous sépareriez pas?
L' ASR 10. Parce qu'il y a plein de choses à faire avec (NDR, Chad veut brouiller les pistes, chacun sait qu'ils utilisent le Triton).

Vous pratiquez rap et RnB. Où y a-t-il le moins de formatage?
L'idée n'est jamais de sortir du format mais de repousser ses limites, si possible. Le rap et le RnB n'ont pas les mêmes contraintes.

En tant que concepteurs sonores freelance, avez-vous le sentiment d'être toujours au service des artistes que vous produisez? Est-ce la raison pour laquelle vous lancez votre projet solo?
N.E.R.D. est le truc avec lequel on s'éclate le plus. Mais ça ne signifie pas qu'on se prend la tête pour fabriquer des beats pour les autres. Maintenant je pense qu'on le fait suffisamment bien, on est en confiance. On propose, on affine éventuellement avec l'artiste, ça se passe très simplement. Avec N.E.R.D., on a eu l'opportunité d'aller au bout de nos idées, même les plus inavouables. Alors c'est assez différent.

Une rumeur court: vous auriez réenregistré l'album en acoustique.
La rumeur dit vrai: le disque est terminé.

Pourquoi? Vous passez votre vie sur des machines!
Ça ne nous empêche pas d'intervenir, au contraire. Il y a plein de choses à faire avec des instruments et des machines. On cherchait un autre type de son: des batteries qui claquent d'une autre manière. Les musiciens apportent un nouveau souffle au projet.

N.E.R.D. casse les frontières qui séparent rock, rap, électronique. Vous êtes en mission?
De ce point de vue, on vit vraiment une période très excitante. Nous avons toujours écouté de tout et ça se retrouve dans notre musique. Les fusions, c'est toujours ce qui a fait avancer la musique. Et je crois que le public est prêt pour de nouveaux mélanges, malgré des clivages qui persistent.

D'où vous vient cette curiosité?
En Virginie, la population est très mixée, les mentalités aussi. On a grandi avec autour de nous des gens qui écoutaient de l'electro, d'autres de la country. Du coup, tu entends un peu de tout. C'est pour ça que Timbaland déchire, et que Riley, quand il a déménagé, s'est retrouvé dans un autre monde.

C'est un truc local ou c'est le fait d'être dans une petite ville?
Non, on ne dit pas que c'est à cause de la Virginie. Tout est relatif de toute manière. Mais c'est grâce à cette atmosphère qu'on s'est ouvert l'esprit.

Vous revendiquez le fait d'être producteurs freestyle.
Les producteurs et les artistes dictent ce qui se passe, fixent les règles, en accord avec les médias et la radio, d'accord. Quand tu arrives à retenir l'attention de beaucoup de monde, tu es en position de faire un peu ce que tu veux, de te dépasser. Chacun a ses restrictions, mais tu dois essayer d'être constamment original, de ne pas te répéter. Ce serait dommage de pas profiter de la situation.

Mais quand vous bossez pour Britney Spears, il n'est plus question d'être subversif.
Détrompe toi! Ce qu'on a fait avec Britney, trois titres pour son prochain album, c'est complètement démentiel. On est reconnaissant d'avoir eu l'opportunité de toucher encore plus de gens à travers elle, et on la trouve vraiment sympa.

Jusqu'à présent, elle a quand même fait de la sous musique.
C'est pas juste de confondre la personne et l'industrie qu'elle représente. Dès que t'as de l'argent qui rentre, t'as les vautours qui commencent à tourner. Et la jalousie. On s'en rend très bien compte à notre niveau, déjà. Mais tu peux pas la haïr parce qu'elle a trouvé sa niche. On ne peut pas juger la musique, ni la sienne, ni une autre. Si tu kiffes, tu cours l'acheter. Si ça te plaît pas, il suffit de baisser le volume.

Vous êtes des idéalistes?
On essaye de transmettre de l'espoir, et, oui, de positiver. Sur l'album, t'as des passages sexuels et de bons messages jamais trop loin. La jeunesse, dont on fait partie, ne veut pas être éduquée. Franchement, qui voudrait d'une chanson qui dise 'ne baise pas', sans conditions? Pour leur inculquer une morale, tu dois présenter des exemples, mais des exemples stylisés. Prends notre single « Lapdance ». Il met en parallèle les strip teaseauses et les politiciens. Les deux dépensent ton fric, et disparaissent dès que t'en as plus. Où est le président dix ans après son élection? En train de chiller avec ton argent quelquepart! On veut amener notre public à réfléchir sur ce genre de choses, sur l'utilité de l'argent. Si personne n'allait bosser trois jours de suite, imagines comment ça fouterait l'économie en l'air!

Ca vous plairait hein?
Oui, on a pas besoin de tunes!

Mais ta montre, Pharrell?
Non, non, je ne la porte pas pour exposer ma richesse. Elle vaut son prix, parce que j'aime ce que je vois quand je la regarde. Mais je n'en ai pas besoin. Je crois profondément que l'argent n'est pas une nécessité. Tous les risques encourus par certains, le malaise créé par des bouts de papier imprimés par le gouvernement, ça me dérange sérieusement.

# Posté le mercredi 20 juillet 2005 17:39

The Neptunes

The Neptunes
Ce sont les hommes de l'ombre du rap et R&B US, et pourtant, s'ils n'étaient pas là, que serait le rap...?

Tu ne peux pas passer à côté, tu ne peux pas les ignorer, ils sont présents dans le rap, la pop, l'électronique, en effet ce sont eux qui se cachent derrière une grosse partie des productions américaines. En gros si tu t'es déjà surpris à être séduite par pas mal d'instruments entraînants lors de l'écoute de pas mal de singles de bad boy US, et bien les bad boy us sont bien souvent des gros flemmards chanceux (excepté peut être Timbaland) qui profite de l'image que leur offre MTV pour rapper des textes sans intérêt. Et si tu pensais que ces gars se rattrapaient grâce a leurs instruments, et bien détrompe-toi car les Neptunes sont là, jamais devant la caméra mais bien là tout de même !

En 2001 ils montent leur groupe N*E*R*D (No One Ever Really Dies) avec shay, rappeur transparent et difficile a cerner ,mais un "nerd" est aussi un terme désignant l'intello de la classe, celui dont tout le monde se moque car personne ne le comprend. Le "nerd" caractérise bien les neptunes qui n'ont eu de cesse de créer des bizarreries musicales pour de nombreux artistes.

Leur album "In search Of" sort rapidement dans les bacs, convaincus que les gens sont à la recherche de quelque chose mais qu'ils ne savent pas vraiment de quoi, les Neptunes proposent une réponse "c'est la recherche de l'amour, du bonheur, c'est la recherche de cette s***** aux grosses fesses, c'est la recherche de pourquoi mon frère fume du crack, en gros c'est l'ouverture d'esprit, man !"

Leur album "In search Of" se classe dans le hip-hop, parce que les Neptunes viennent du milieu hip-hop, mais je peux vous dire que cet album est tout sauf du hip-hop : pop, rock, soul, r&b, country, voire hard rock ou même new wave !

Cet album est particulièrement réussi, cherchez à l'écouter et soyez patients : vous n'aimerez peut-être pas instantanément, de toutes façons, souvenez-vous, la première fois n'est jamais vraiment bien, mais déjà à la deuxième écoute on commence a décoller....

Voici toute la liste des artistes avec qui les Neptunes ont collaboré tout au long de leur carrière : Kelis, Clipse (amis proches) Jay-Z, Busta Rhymes, Jadakiss, Mytikal, Ludacris, Noreaga, P.Diddy, Nelly, Beenie man, LL Cool J, Lil'Bow Wow, Loon etc ..... (rap us) Mary J Blige, Destiny's Child, Beyoncé Knowles, Justin Vince, Janet Jackson, Tyrese, Angie Stone, Sade, Toni Braxton etc ... (r&b) Britney Spears, Justin Timberlake (pop) Ben Harper, Garbage, No Doubt (rock)

Dans la bande originale de Taxi 3, on pourra retrouver les Neptunes à la production, et en duo avec Rohff.

# Posté le mercredi 20 juillet 2005 17:42

Pharrell

Pharrell
Neptunes se dévoilent sous le signe du sexe

On s'attendait à l'inattendu avec le dernier album des producteurs Neptunes, et on l'a eu. Connus pour être les producteurs les plus en vogue de la scène hip-hop des dernières années (ils ont mixé pour les plus grands ) Neptunes, accompagnés pour l'occasion d'un nouvel équipier, se sont encore fait remarquer, en produisant, sous le nom de N.E.R.D. (No one Ever Really Dies), leur premier album solo : in search of. In search of on ne sait quoi mais à la découverte de nouveautés, Neptunes, Pharell Williams et Chad Hugo, associés à Chay, bien conscients que cette caractéristique n'est pas forcément appréciée aux Etats-Unis, ont osé se la jouer intellos (nerd), parler sexe et critiquer en subtilité.

Convaincus que le monde est complètement 'fucked up', que les gens sont à la recherche de quelque chose mais qu'ils ne savent pas vraiment de quoi, les artistes proposent une réponse : « c'est la recherche de l'amour. C'est la recherche du bonheur. C'est la recherche de cette salope au gros cul. C'est la recherche de pourquoi mon frère fume du crack. C'est la recherche de tout cela, en gros, c'est l'ouverture d'esprit, man! ».

Ouverture d'esprit mais aussi ouverture musicale, dans un album qui expérimente les fusions entre les genres sur une base hip-hop riche de références (Rock, Soul, Country et j'en passe) le tout dans une ambiance ultra chaude.

N.E.R.D. sort droit du coeur : « quand je parle du coeur, je m'imagine que j'en sort mes bras et que dans une mains je mets du hip-hop et dans l'autre je mets toutes les émotions et le coté psychédélique du rock des années 70. C'est quelque part au milieu où les influences se rejoignent : le coeur. Un milieu de vie idéal pour N.E.R.D. »

# Posté le mercredi 20 juillet 2005 17:45